De l'éthique dans l'accompagnement...
Des patients me parlent d'autres accompagnements, de bien-être, ou « parallèles ».
La diversité des approches et des expériences est en soi une richesse et témoigne des besoins que notre société génère…et, cela dit en passant, de la responsabilité d’aller bien que notre monde contemporain fait peser sur chacun, individuellement.
Mais mon propos aujourd’hui n’est pas politique :-)
Ici, je voudrai plutôt attirer l’attention sur le pouvoir que détient chaque praticien, dès lors qu’il accueille la souffrance humaine, dissimulée le plus souvent derrière l'envie de se faire plaisir, ou plus explicitement, derrière une demande de lien, de sens, de compréhension, dans les approches thérapeutiques parallèles…
Or, tout soin induit dans son dispositif même, une relation dissymétrique et partant, de pouvoir.
En thérapie analytique, cela est exploité au sein de la relation transférentielle et c’est bien l’éthique, et la posture de l’analyste, qui protègent patient et analyste, de tout abus de pouvoir, et de tout glissement possible. Car la violence de l’interprétation guette aussi…
Cela doit être analysé, pensé, nommé, repéré et déjoué, au sein de toute relation thérapeutique.
Car, sous couverts d’être « bienveillants », certains propos n’en relèvent pas moins d'une forme d’emprise.
Un certain Jacques L. l’avait bien résumé : « Ce que je veux, c'est le bien des autres, pourvu qu'il reste à l'image du mien. », dans la bien nommé Éthique de la psychanalyse.
C’est cette voie là, de l’éthique, et non de la morale (il s'agit de ne se conformer en rien), qu'il importe de tenir.